Istanbul: les choses à faire, les précautions à prendre

Comme je vous l’avais annoncé, après mon fabuleux temps passé à Manarola (Italie), je décidais de mettre les voiles à l’est de l’Europe: la Turquie.

Non, que l’on se rassure, cette fois j’y suis bien allée en avion et pas en bus, comme j’avais tenté l’expérience avec l’Italie. Après avoir été à Paris pour y déguster les pains au chocolat et croissants liés à la tradition Française, après la culture Allemande et les Franzbrötchen d’Hambourg, les pizzas et bruschettas connues de la culture Italienne, je suis allée goûter à la culture turque. Bonjour baklavas, humus et falafel.

 Une arrivée sur les chapeaux de roues

J’avais pris l’avion depuis l’aéroport de Rome pour Istanbul, et je devais arriver aux alentours de 21h30 sur le territoire. Autant aller en Allemagne, en Suisse et en Italie avait été simple et sans appréhensions particulières, autant j’étais un peu plus angoissée de me retrouver en Turquie. Peut-être était-ce parce que je sortais de l’Union Européenne pour aller en Europe orientale. La culture et le mode de vie allaient être on ne peut plus différents de ce que j’avais pu voir jusqu’à présent.

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Aéroport d’Istanbul

Comme pour la grande majorité des excursions, j’avais réservé un AirBnb, Mansion by Cheers. A nouveau, j’ai eu la chance de tomber sur un hôte extrêmement gentil et chaleureux, et sa maison était idéalement située, dans la vieille ville. Etant persuadée d’arriver à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, mon hôte m’avait donc expliqué le chemin à suivre en partant de là. Et surprise, je m’étais royalement trompée d’aéroport et ai atterri à Sabiha Gökçen. Petite frayeur.

Je lance à partir de là un WARNING. En demandant aux gens la direction à prendre pour retrouver le centre d’Istanbul, on me répondait (où du moins, j’entendais et comprenais): « Take the taxi, take the taxi ». Je me dirige donc vers les taxis en pensant malgré tout que cela allait me coûter une petite fortune, car j’en avais pour au moins une heure de route! Merci les gentils Turcs, le groupe de jeunes accourent vers moi: « No, take the Taksim, the Taksim ». Taksim. « The Taksim » est en fait un bus qui fait des trajets directs aéroport Sabiha Gökçen-Centre d’Istanbul. Et ce trajet m’a coûté 15 Liras, soit un peu moins de 5€. Ouf, la première étape est faite.

Il me faut maintenant arriver à mon logement, je devais me rendre dans la vieille ville. En sortant du bus, les chauffeurs de taxis se ruent littéralement sur vous. C’est une vérité à savoir en Turquie, avec les taxis et tous les autres commerçants. J’avais trouvé cela particulièrement déroutant. Tous vous tirent dessus, dans le but de vous rapprocher de leurs voitures, tous se jettent sur vous pour récupérer vos bagages à votre place et capter ainsi votre attention.

J’avais encore 10 kilomètres à parcourir, j’ai donc décidé de prendre un taxi, finalement. Au moment de payer le chauffeur, ce dernier n’a pas hésité et a entrepris de me berner. D’abord, je lui demande naïvement d’allumer la lumière, il faisait trop sombre pour que je puisse trouver les billets de mon porte-monnaie afin de lui payer les 70 Liras dus. La lumière ne fonctionne plus, qu’il me répond. Très bien, j’utilise la lampe de mon téléphone et  lui donne précisément un billet de 100 Liras. Petite manœuvre du chauffeur, mon billet dans sa poche, il en ressort un autre de 20 Liras et me dit « You gave me 20, I need 50 Liras more », soit que je n’ai pas donné le compte. Excédée de tout ce trajet, je finis par hausser le ton et après dix bonnes minutes de débat, il accepte d’avouer sa faute.

Ce n’est sans doute pas ainsi pour les tous taxis, et Turcs en général, mais je commençais mon séjour avec de grosses appréhensions négatives. Se faire voler et berner de la sorte n’est jamais très agréable, et je trouve ça tellement malsain d’abuser sur des touristes de façon aussi flagrante. A vous qui pensez peut-être aller bientôt en Turquie, pensez-y.

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Pont Yavuz Sultan Selim

Des mosquées, des basiliques et une tour Galata

Certes, j’avais commencé le séjour avec des appréhensions, mais j’avais décidé d’aller de l’avant, car Istanbul est une magnifique ville, et cette histoire de taxi est le seul événement négatif que je retiens de ces quelques jours passés là-bas.

A pied, j’avais facilement accès à la mosquée et la basilique les plus célèbres de la ville: La Mosquée Bleue (Sultan Ahmed) et La Sainte Sophie. Elles se font face sur la grande place de la vieille ville et sont absolument magnifiques: de beaux vitraux, des minarets surplombant la place, des portes de marbre . Il est en plus possible de les visiter, à condition d’être suffisamment couvert, par mesure de respect.

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La Mosquée Bleue by Night
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Basilique Sainte Sophie

La Citerne Basilique ne me faisait d’abord pas spécialement envie. Une basilique, souterraine, avec de l’eau ? J’avais cette image d’égout qui me réfutait un peu. Le dernier jour, ne sachant pas quand est-ce que j’aurais à nouveau cette chance de revenir à Istanbul et ayant un peu de temps libre, je me décidais à y aller. L’entrée est payante mais une fois qu’un y accède, quelle belle surprise! Le lieu est authentique, calme, avec une ambiance feutrée et tamisée. Une vraie beauté architecturale, avec les piliers Sarnic, les colonnes faites de détails, les fameuses Têtes de Méduses et la colonne Pleurs. La légende veut d’ailleurs que vous fassiez un vœux depuis « la plateforme des vœux« , et que vous alliez ensuite toucher la colonne Pleurs! Oui oui oui!

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Intérieur de la Citerne Basilique
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Intérieur de la Citerne Basilique

De la même manière, la tour Galata n’est pas immense, il est vrai, mais elle vaut bien le détour pour 25 Liras (environ 7 euros). J’y suis allée pour le coucher du soleil et c’était vraiment beau. Deux restaurants vous attendent au dernier étage de la tour, si vous souhaitez vous arrêter  un peu.

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Vue depuis la Tour Galata
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Vue depuis la Tour Galata

Entre baklavas et soupe de lentilles

La cuisine turque est riche! Riche en saveurs, en couleurs et même en quantité. Les kebabs, sont la spécialité et vous en trouverez à tous les coins de rue. Le humus, les falafels, les soupes de lentilles parfaitement assaisonnées et toutes leurs pâtisseries généreusement miellées. Surtout, surtout, ne quittez pas ce pays sans avoir goûté les baklavas et autres fruits séchés ! C’était bien la première fois de ma vie que je goûtais à des dattes aussi savoureuses.

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Les Baklavas Turcs

Comme avec mon histoire de taxi, il en est de même pour les restaurants: les serveurs se ruent sur vous et ne vous lâchent plus pour que vous veniez vous asseoir à leurs tables.  Ils sont extrêmement insistant (peut-être même trop?). C’est parfois désagréable, à ne plus pouvoir marcher tranquillement, ou lire une carte paisiblement et de décider seule de ce que l’on a envie ou non de manger. A vrai dire, ce genre de restaurants me faisaient littéralement fuir. Leur cuisine est pourtant sans doute très bonne, mais ils me faisaient bien trop me sentir comme une proie, la touriste parfaite que l’on va arnaquer.

Parmi les restaurants que j’ai pu tester, pas un seul ne m’a déçu ! En plus des plats succulents qu’ils servent, les prix sont largement abordables, et pour trois fois rien, vous pourrez vous faire plaisir. Si vous voulez tenter votre chance également, j’ai décidé de vous partager les quatre adresses qui m’auront particulièrement plues:

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Coucher de soleil au Bosphore

Pour votre goûter de quatre heures, n’hésitez pas à vous arrêter auprès d’un des marchands ambulants de jus de fruits frais de la ville! Pour un prix compris entre 1 et 5 Liras (soit 1.50€) vous pourrez refaire le plein de vitamine. A tester leur spécialité, j’ai nommé le jus de grenade accompagné d’un simit,  ce genre de bretzel au sésame. Les cafés turcs, bien que très costauds, sont à essayer également. A la fin, vous nous direz si vous avez aperçu un bout d’avenir dans le marc de café restant ! Les çay (thé turc) sont excellents, et ceux parfumés à la pomme, encore meilleurs.

Le Grand Bazaar d’Istanbul

L’incontournable d’Istanbul! Et attention de ne pas vous y perdre, car c’est très vite arrivé. Que ce soit pour marchander, faire la chasse aux bonnes affaires, ou tout simplement se balader, l’endroit est très charmant et rempli de couleurs. Entre bijoux, écharpes, céramique turque et autres tapis, vous pourrez y passer de longues heures.

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Lokums Turcs

 A nouveau, je mesure ma chance d’avoir pu visiter un aussi bel endroit que je conseille à tous. On m’avait beaucoup fait peur avec la Turquie, au vu de tout ce qu’il s’est passé il y a quelques mois.

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Rainbow Stairs Istanbul

Comme on dit « va où tu veux et meurs où tu dois« . Bien entendu il faut être prudent et ne pas prendre de risques démesurés, tout comme il ne faut pas se laisser prendre par la psychose et s’empêcher de vivre. Vous en avez bien là la preuve.

Mit Liebe, Erika.

Texte et images © Erika.G

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